© 2016 by Lauren G. Camps

                      «Le corps est figure, non structure.»

                                      Gilles Deleuze, Francis Bacon, La logique de la sensation
 

Avec comme sujet le corps humain, la science, l’observation et l’anticipation, je compose une décadence de chair, de féminin, d’états d’âmes et de métamorphoses à travers la photographie, le dessin, le photo-collage, et l’installation.

je joue, je critique, je choque et je dérange. 


L’humain est une source de matière infinie dans laquelle je trouve mon langage. je le vois comme un  objet, je l’observe comme un enfant qui découvre les sauterelles et je l’expérimente comme un scientifique.


Nous vivons une époque absurde entre opposés faisant pairs. La femme est libre mais pas tout à fait, le corps est scientifique mais encore pur et sacré, le mensonge se déguise en vérité et nous rêvons d’immortalité tout en détruisant nos voisins et notre environnement. 


Pour autant la beauté est partout et c’est dans ce qui vous dérange que je trouve mon foyer. 

Lauren Guérin Camps, 2019

"Le corps humain, la génétique, l’imagerie médicale, la technologie, l’épigénétique ou encore la science-fiction sont autant de centres d’intérêts dans lesquels s’épanouit la pratique de Lauren G.CAMPS.

 

C'est sous une ambivalence, parfois-même sur un terrain d'égalité que la réalité et la fiction s’entremêlent au sein des travaux de Lauren G.CAMPS ; une danse, rythmée et cadencée autour de l'objet du corps, dans sa chair-même jusque dans ses multiples transformations fantasmées et projetées dans un futur proche ou lointain. Empreint d’œuvres SF d’auteurs tels que Aldous Huxley, Philip K-Dick, Arthur C. Clarke, ou encore d’œuvres contemporaines d’artistes tels que René Laloux, Joan Fontcuberta, Brandon Ballengée, David Altmejd, Max Aguilera Hellweg ; chez lesquels elle va puiser.

 

Un vaste ensemble de ces propositions plastiques sont ainsi regroupés et présentés sous la forme d'un laboratoire de recherche futuriste à la fois loufoque et poétique, au sein duquel la réflexion autour de la monstration est questionnée : Lauren regarde, observe, épie, scrute et contemple, et ces jeux de regards transparaissent dans l'ensemble de ses travaux, au travers d'un jeu de montages, de mises en scènes, d'installations et de tableaux vivants.

 

C'est bien avec son style qu'elle incise et qu'elle ouvre l'image du corps humain, souvent le sien : une mise à nue jouant sur le plan de l'objectivité crue d'un côté et de l'autre une intériorité tenant presque de l'introspection, ou encore, pour reprendre une expression de G. Didi Huberman, «Une nudité offerte transformée inexorablement en nudité ouverte. »"

Sébastien Quentin, 2016

                         «The body is figure, not structure.»
                                              Gilles Deleuze, Francis Bacon, The logic of sensation


With as subject the human body, science, observation and anticipation, I compose a decadence of flesh, feminine, states of souls and metamorphoses through photography, drawing, photo-collage, and the installation.

I play, I criticize, I shock and I disturb.


The human is a source of infinite matter in which I find my language. I see it as an object, I observe it as a child who discovers locusts and I experiment as a scientist.

We live an absurd epoch between opposites making peers. The woman is free but not quite, the body is scientific but still pure and sacred, the lie disguises itself in truth and we dream of immortality while destroying our neighbors and our environment.


For all the beauty is everywhere and it is in what disturbs you that I find my home.​

 

 

Lauren Guérin Camps, 2019

 


"The human body, genetics, medical imagery, technology, epigenetics or science fiction are all centers of interest in the field of Lauren G.CAMPS practice.

It is under an ambivalence, sometimes even on a level playing field, that reality and fiction are interwoven in the work of Lauren G. Camps; a dance, rhythmic and rhythmic around the object of the body, in a chair even in its many transformations fantasized and projected in a near future or far. SF works by authors such as Aldous Huxley, Philip K-Dick and Arthur C. Clarke, as well as contemporary works by René Laloux, Joan Fontcuberta, Brandon Ballengée, David Altmejd and Max Aguilera Hellweg; among them she will draw.

A vast set of these plastic propositions are thus grouped together and presented in the form of a futuristic research laboratory that is at once zany and poetic, within the reflexion around the monstration is questioned: Lauren looks, observes, watches, scrutinizes and and sets of transparent looks in all the works, through a set of set-ups, staging, installations and live paintings.

It is well with its style that it incises and opens the image of the human body, often its own: a staging on the level of objectivity raw on one side and the other Intemperable intemperance introspection, or, to quote G. Didi Huberman, "A nudity offered inexorably transformed into open nudity. ""

Sébastien Quentin, 2016